Conseils de culture

Conseils de culture

Destiné à la pleine terre ou cultivé en pot, concernant l’achat d’un mimosa, il est conseillé, comme pour beaucoup d’autres plantes, de s’adresser à des spécialistes ou des professionnels bien informés sur le sujet qui vous donnerons, avant tout, renseignements, savoir et compétence, en partageant avec vous toute leur passion.
Les Acacias poussent dans les terrains les plus variés, mais préfèrent les sols drainants. Les terres sableuses ou caillouteuses leurs conviennent parfaitement. La plupart des espèces n’apprécient pas les terres calcaires ou trop lourdes et humides.
Ils se cultivent aussi, aisément en potée fleurie en respectant certaines règles.

Culture en pleine terre
 Il est impératif de considérer :-La région où l’on se trouve.
Dans le quart nord-est de la France et dans les régions montagneuses il est inconcevable d’avoir un mimosa en pleine terre. 
De même, vous devez renoncer à planter un mimosa si  la température moyenne, hivernale, avoisine tous les ans, les – 10°C. Malgré tout, ceci est possible dans certaines zones au climat continental, voire semi maritime (Paris, Lyon, Toulouse, Grenoble, la côte normande…). Certes avec des risques, mais la réussite est aussi fonction du choix de l'espèce et de l'emplacement de votre mimosa.

-Choix et Emplacement:
Préférez les espèces et variétés les plus rustiques (-8 / -10° C) types dealbata, decurrens et leurs variétés issues de greffe ou, d’autres espèces rustiques (A.melanoxylon, A. boormanii, A. hanburyana…). Plantez-les contre un mur ou angle fermé de maison, en situation ensoleillée, bien protégée d’un vent dominant ou autres courants d’air.

 Explication :
Un être humain est peu sensible à  une différence de quelques degrés de température. Pour une plante, deux ou trois degrés d’écart peuvent  occasionner des brûlures ou peuvent même être fatals: s’il fait – 10°C
au milieu du jardin, la température sera plus clémente en situation protégée.

Dans ces conditions et  par précaution, la protection hivernale se fera  vers le 15 novembre en couvrant le pied de 30 à 50 cm de paille ou de feuilles bien tassées sur 60 à 80 cm de diamètre. Ceci permettra de protéger le pied, la greffe (dans le cas d’un mimosa greffé) et une partie de l’espace racinaire. Enfin, en période de froid plus intense vous  disposerez, à proximité de la plante, 3 grands tuteurs afin d’habiller, éventuellement, pour quelques temps, le mimosa, à  l’aide d’un double « voilage d’hivernage ».

Culture en pot

Dans les zones où les conditions climatiques ne permettent pas la mise en place d’un mimosa en pleine terre et dans toutes les régions, ou, si vous n’avez pas la chance de posséder un jardin.
Cette forme de culture est tout à fait possible et vous apportera plaisir et satisfaction en respectant quelques règles essentielles :

-Choisir une exposition ensoleillée, à l’abri des « coups de vent » violents (plante renversée) terrasse, balcon, véranda ouverte, serre froide…

-Rempotage et amendement :
Ne jamais placer immédiatement votre mimosa dans un grand pot. Au delà de 3 ou 4 ans, ce dernier aura besoin d’un nouveau rempotage et vous serez ennuyé (poids, encombrement…). Choisissez un contenant d’une largeur ou d’un volume à peine supérieur. Veillez à ce que ce pot en terre ou en plastique (un pot en terre est plus esthétique et plus stable), soit bien ajouré et étalez une épaisseur de gravier où de billes d’argile au fond de celui-ci de manière à faciliter le drainage de l’eau d’arrosage.
Jamais de pots ou de bacs à réserve d’eau (les racines n’apprécient pas).
Après avoir ôté, le contenant d’origine, ne jamais griffer ou casser la motte. Pratiquez cette opération, de préférence après la floraison, dès qu’il a été taillé, tous les ans, en utilisant un mélange à parts égales de terreau universel (pH entre 4,5 et 6,5) et de terre de bruyère agrémenté d’une « poignée de clous ».
Apportez régulièrement un engrais complet de type « plantes vertes et fleuries » durant toute la période de végétation (de mars à septembre), en respectant les doses prescrites sur l’emballage du fabricant.
Si vous êtes dans une région aux risques de froid, il est conseillé de placer ce mimosa à l’abri pour l’hiver.
Jamais dans la maison ou dans l’appartement (« coup de chaud » causé par une chaleur sèche sans humidité ambiante est le résultat d’une déshydratation et de dépérissement). Mais encore : balcon couvert, terrasse couverte, véranda non chauffée, serre froide, garage, grange, abri de jardin… En fait, un endroit éclairé, aéré et en situation hors gel de préférence. Quand bien même, avant ou après être placé en situation d’hivernage, il subirait, au printemps ou à l’automne -3° ou -4° C, il n’y aura aucune incidences quelle que soit l’espèce choisie.

-Taille :
On hésite, parfois, à cultiver un mimosa en pot quand nous vient à l’esprit l’image qu’il reflète dans la nature ou planté dans un jardin (sa hauteur, son volume, son emprise au sol…). La comparaison n’est pas fondée. Cultivé en pot, malgré un développement rapide, un mimosa ne peut atteindre une telle dimension.
Pratiquez une taille annuelle, dès son jeune âge, une fois la floraison finie, en donnant à votre plante, une forme arrondie, « en boule ». Comme la taille des mimosas en pleine terre, le principe est de couper l’extrémité de tous les rameaux qui ont porté des fleurs. Supprimez l’ensemble des grappes fanées afin de propager l’émission de nouvelles pousses et ramifications, dans le but d’obtenir une plante trapue et touffue ainsi qu’une future floraison abondante.
Un mimosa peut être maintenu d’une forme et d’une taille raisonnables et proportionnelles à son contenant et à l’espace qu’on lui accorde. Cultivé en pot et jamais taillé, ce dernier va « fuser » et se dégarnir du pied.

-L’arrosage :
Les besoins en eau d’un mimosa planté en pleine terre et d’un autre cultivé en pot, sont totalement différents.
Il n’est pas question de donner une fréquence d’arrosage, mais il faut être très vigilant sur ce point. C’est un élément crucial de réussite pour ce genre de culture. En potée fleurie, le substrat doit être, toujours, légèrement humide. Toute l’année et surtout l’été, d’autant plus qu’il peut se trouver en plein soleil et qu’un « coup de sec » (déshydratation par le feuillage) peut se produire rapidement et être fatal.